ÉVÉNEMENTS

"La Belle Aurore" par Catherine Claude

Catherine Claude, photographe jurassienne, passe son temps entre la ville, les forêts, la montagne et l'eau, un peu. Les éléments naturels font partie intégrante de cette artiste qui, au fil du temps s'est engagée pour des causes humaines et écologiques, en particulier dans la lutte pour la reforestation en terre indigène. Son combat aux côtés de René Furst, éminent ethnologue, et du leader Almir Narayamoga, chef de la tribu Surui au Brésil, l'a amenée à porter leurs voix devant l'ONU et le BIT il y a peu.

Elle vit et respire en toute conscience, et ne perd jamais de vue que sa position de femme photographe lui permet de mettre en lumière et de nous rapporter un point de vue essentiel sur le monde qui nous entoure. La nature, un besoin vital, et un rapport à la terre qui lui permet d'être attentive à ce qui l'entoure, complètement.

Quand Catherine Claude nous montre ses images, elle nous invite à pénétrer dans sa vision du monde et il n'est pas rare qu'elle éveille notre curiosité, en cherchant à nous faire voire ce qu'elle a voulu nous montrer : « Tu vois, là, exactement là, c'est... » Derrière chaque détail se cache une histoire, une aventure. Elle aime raconter, partager son regard, et nous nous plaisons à l'écouter autant qu'à regarder.

Aujourd'hui, au Bal des Créateurs, Catherine Claude nous propose sur les cimaises quelques photographies grand format qui s'approchent de l'univers pictural. Puis des lignes d'images 10x10cm issues d'un travail au long cours qui ne cesse d'évoluer au fil du temps, dans un accrochage frontal où le regard voyage d'une image à l'autre et construit sa propre histoire.

Un regard poétique qui navigue entre évanescence et luminosité, un voyage au cœur du quotidien de l'artiste entre brume de neige, femme pêchée, offrandes automnales, mikado de lumière, barbelés forestiers, horizons lointains, feu originel... Une plénitude dans chaque image, une construction graphique dans le cadre, et des détails auxquels elle porte une attention particulière.

En regardant ses images, on peut y entendre un crissement de tissu, le son d'une rivière, le chant d'un oiseau ou la lente chute d'un flocon de neige. Une sensation d'éternité contemplative émane de son univers, où la profondeur du temps prend toute son ampleur. La photographie comme indice de ce qui est et ne sera plus, à la recherche d'une empreinte.

La Belle Aurore, par Catherine Claude
  • Mars 2017

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